Pourquoi ne pas s'ébrouer de toute la boue que les jours nous crachent dessus?
demanda la nuit à l'oubli.
Nous-ne-sommes- pas-des-chiens fut la seule ré ponse digne de s'obscurcir avec nous, puisque contradictoirement chacun veut le pire

entêtée la blessure du vide ne se referme jamais
quand aura su suinter le désir d'éblouissement
à pas perdus dans la rue s'effondrer
ventre à terre et bouillir de suie et de cendres hors temps et tant
que je ne suis plus
rien, pluie de rien, vide de soufre mais non de souffrance

où la pluie a t-elle disparu en plein jour?

Jaunâtre folâtrer dans le jour contre joue sans la douceur de l'innée
jouer à ne pas naître à rester calcifiée comme une coquille d'oeuf qui ne peut que se briser, même toute seule
car il n'y a que des murs dont tout tombe
sans que le vide ne s'arrête
car il faut toujours que j'effondre les soubassements du jour sans me rompre

ainsi va la nuit j'époussette les bébés dans la rue sanctifiée,
avec mon nouveau nez j'hume les voies impénétrables du soleil qui aura toujours disparu au moment où

tout est éternellement changeant, dirait-on, comme le bruit incessant de ma chasse d'art, je ne peux pas (ou peut-être inconsciemment ne veux pas?) tuer cet écoulement d'animaux nuisibles, je sais, c'est goulûment dégoûtant ou dégoulinant

ainsi va la nuit sans oublier ce qu'il ne faut pas se permettre
Poussière résiduelle
Interstices
Copyright ©2007-present by Sara Mazzolini